Faber et Mazlish et l’allaitement en France

 

 

Le week-end dernier je participais à un stage d’accompagnement à l’animation des ateliers « Faber & Mazlish » (F&M).

Qu’est-ce que F&M? C’est une façon d’avoir les outils pour établir un communication plus efficace avec ses enfants dans la bienveillance. Certains de ces outils nous les utilisons sans le savoir mais il me semble qu’il peut être intéressant de lire sur le sujet pour se rassurer parfois car la société taxe parfois ce type d’attitude de laxiste. Les principaux outils sont détaillés dans le livre « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent », d’Adele Faber et Elaine Mazlish.

Il s’agit avant tout d’être à l’écoute des ressentis des enfants afin de pouvoir accueillir leurs sentiments. Les ateliers F&M sont articulés selon cette structure :

– Accueillir les sentiments

– Susciter la coopération

– Remplacer la punition

– Encourager l’autonomie

– Gérer les compliments et l’estime de soi

– Aider l’enfant à se dégager des rôles

Ceci étant dit, je me suis dit que les parents qui sont à l’écoute des ressentis de leurs enfants sont sans doute aussi à l’écoute de leurs besoins émotionnels et physiologiques. Donc ça a été une belle confirmation de voir que la majorité de ces mères et grand-mères participants allaitaient ou avaient allaité. Finalement rien de plus logique.

Néanmoins, je remarque parfois dans la façon de présenter leur allaitement et surtout sa durée une certaine retenue et ce, malgré le contexte bienveillant et prêt à accueillir ces mères et leur expérience d’allaitement. Je veux dire il n’y a pas beaucoup plus accueillant pour l’allaitement qu’une formation où l’animatrice parle de Carlos Gonzalez en des termes élogieux. C’est pour dire à quel point la perception et la pression de notre société sur le sujet de l’allaitement sont puissantes.

Mais une chose m’a frappé aussi, je vois à quel point le soutien de l’allaitement et la promotion d’une communication bienveillante et un accueil des sentiments dans la philosophie F&M sont des actions liées. Pourquoi ? Parce qu’elles offrent à nos enfants, un départ idéal dans la vie : physiologiquement, émotionnellement, socialement…

Je suis allé à cette formation pour pouvoir apprendre moi-même à gérer ma communication au sein de ma famille et j’y ai découvert des outils pour ma capacité à accueillir les sentiments de tous aussi bien chez moi qu’au travail … J’ai été très touché par ce que j’ai vécu dans le cadre des mises en situations, j’ai été désarçonné par la violence que j’ai ressenti en me mettant à la place de l’enfant et la honte et la violence que j’ai ressenti en jouant le rôle d’un parent dur avec son enfant…

Je me rend compte alors qu’au même titre que la promotion de l’allaitement, la promotion des modes de communications bienveillantes comme F&M est un cadeau à faire à nos enfants mais surtout au monde de demain avec des personnes en bonne santé mentale et physique, des personnes sûres d’elles et sûres de leur relation aux autres. Ce sont eux qui assureront la durabilité de nos sociétés, de notre monde et une victoire de la bienveillance.

Merci à Genoveva pour ce week-end riche en apprentissage dans la bienveillance.

Vous voulez devenir animateur F&M? C’est par ici.

Publicités

L’homme à la mode de chez nous…

 

Alors oui il s’agit la d’une pub pour une boutique de prêt à porter tout au plus me direz vous… mais voilà il y a deux choses qui me chiffonnent fortement dans un premier temps, tout d’abord l’homme est réduit donc à donner à manger à son enfant et deuxièmement le bébé se nourrit donc de lait d’une bouteille industrielle collée de façon à faire le parallèle avec l’allaitement maternel.

 

Dans le cadre du premier point, il s’agit de ce mythe qui a la peau dur qui dit que si un homme, un père ne donne pas le biberon à son enfant alors il n’a aucune façon de créer un lien avec son bébé alors qu’il y a tant de façons pour un père de créer et d’entretenir ce lien. Cela crée un contexte souvent hostile ou du moins défiant vis à vis de l’allaitement qui voit l’homme se mettre en compétition a deux niveaux, avec le sein qui l’empêche de se lier avec son bébé et avec son bébé qui l’empêche d’accéder à ce fameux sein moderne sexualisé. Et dieu sait que l’homme adore la compétition et se met en mode « combat » sans se faire prier.
Ensuite dans ce visuel je retrouve un peu ce que l’on voyait dans certaines communication féministes et que l’on trouve aujourd’hui dans la critique de l’allaitement c’est à dire que le nouvel homme peut être un père tout en gardant une certaine allure. Le costume dénote avec la bouteille collée au scotch sur sa veste. Sinon avant cette nouvelle ère apparemment l’homme devenant père était supposé nourrir son enfant au biberon et en jogging. Tout comme on oppose souvent la mère allaitante et la femme s’habillant disons de façon distinguée qui pour beaucoup est un symbole de sa féminité plus que le fait d’allaiter (allez comprendre).

 

Pour le deuxième point, et bien c’est le cas standard de négligemment faire passer le message que le lait industriel c’est pareil voire mieux que le LM et encore que l’allaitement s’apparente à la position de la source du lait puisque finalement coller du lait en poudre sur sa poitrine et le donner à un bébé = allaiter … cela néglige complètement tout le phénomène d’attachement qui se crée et continue de se mettre en place tout au long de l’allaitement entre la mère et son enfant.
Comme dans le point un cela vient donc nourrir une certaine défiance vis à vis de l’allaitement qui devient totalement interchangeable par du lait artificiel donc aucune raison d’avoir à endurer quelconque inconvénient ou contraint lié à l’allaitement. Le moindre obstacle ou mauvais conseil devient le prétexte pour arrêter.

 

Alors oui, ce n’est qu’une pub pour un magasin de prêt à porter mais elle vient s’ajouter aux mauvais conseils et à l’ignorance du corps médical, au matraquage des marques de laits artificiels et le tout dans une société française deja très averse à l’allaitement.

 

Est ce vraiment nécessaire ? Cette image est assez marquante, elle fera certainement sourire beaucoup de passants mais il ne faut pas négliger le message qu’elle véhicule.

 

Dans une societe malheureuse et déprimée, il est primordial de ne pas négliger l’attachement avec nos bébés qui leur servira de base pour créer la société de demain. Plus cet attachement sera fort et profond via l’allaitement et une éducation bienveillante, incluant le père aussi,  plus on a de chance que la déprime régresse.

 

Papallaitants dans la conférence virtuelle de La Leche League International

 

J’aimerais partager l’expérience très intéressante que j’ai eu hier soir. J’ai été invité à intervenir dans la conférence virtuelle pour le 60ème anniversaire de LLL afin de partager le projet « Papallaitants » et ce que nous avons réussi à faire lors de ces presque 3 ans de l’initiative. En tant qu’intervenant, j’ai eu le droit aussi de participer gratuitement à la conférence, ce qui m’a permis hier de regarder une session sur le cododo et l’allaitement donné par l’anthropologue James McKenna, passionnant comme toujours, une autre sur l’accouchement à domicile et le démarrage de l’allaitement, donné par une gynéco-obstétricienne et IBCLC néozélandaise (Alison Barrett) et une session sur le code OMS et les mensonges de l’industrie du lait artificiel donné par une animatrice de LLL UK (Helen Gray).

A la suite de ça, c’était moi, le débutant sans références ! En fait ma seule qualification c’est d’être homme et papa, j’aime bien me présenter tout simplement comme ça. Je suis un homme intéressé par l’allaitement et je suis un papa intéressé par le bien être de ma famille et de la planète.

Les participants ont pu regarder la vingtaine de minutes de ma présentation, et à la suite nous avons eu un échange « live » sur le chat, très intense parce que les questions/commentaires pleuvaient et on avait à peine le temps de répondre à une quand les trois suivantes arrivaient.

Je pense avoir recruté de futurs modérateurs conjoints d’animatrices LLL pour le groupe anglophone, et on a eu environ 20 nouvelles demandes à rejoindre les groupes de discussion hier. Quelques participants ont écrit sur le chat n’avoir jamais entendu parler de ce projet et une animatrice LLL a fait un commentaire que j’ai particulièrement adoré : « tu ne sais pas où tout cela va t’amener d’ici 60 ans ».

On fêtera le 60ème anniversaire de Papallaitants dans l’avenir? J’espère bien que oui!

Toutes les sessions de cette conférence virtuelle seront disponibles jusqu’au 8 mai en replay, vous avez encore le temps de vous inscrire et tout regarder : Conférence en ligne pour le 60ème anniversaire de LLLI

« Mother of Many », un court-métrage qui rend hommage au travail des sages-femmes

 

 

 

 

Aujourd’hui, j’aimerais vous présenter un beau court métrage d’animation sur le travail des sages-femmes.

 

Il s’agit de « Mother of Many » (« mère de plusieurs » en anglais, cliquez sur le titre pour le visionner gratuitement sur Vimeo). Un court-métrage qui a été élu Meilleur Court-Métrage d’Animation aux récents BAFTA awards, délivrés par l’Académie de Cinéma Britannique.

 

Le court-métrage dure 6 minutes et est un hommage d’une fille à sa mère. Emma Lazenby, la réalisatrice, est la fille de Pam Lazenby, qui a exercé en tant que sage-femme entre 1980 et 2008. On voit même une image réelle du carnet de naissances de la mère d’Emma, celui où elle a noté chaque femme et chaque bébé qu’elle avait aidé à mettre au monde.

 

 

La beauté de ce court n’est pas seulement la qualité de l’animation (qui rappelle les dessins à la « South Park »), mais la charge émotionnelle des images que nous pouvons voir. Plusieurs mères sont observées pendant leur travail d’accouchement. On y voit les différents sentiments de ces mères, le regard d’inquiétude de leurs conjoints et à tout moment le calme, le sourire et la délicatesse apportés par la sage-femme et le coup de main qu’elle est prête à donner si nécessaire (par ailleurs, notez les différentes positions adoptées par chaque mère lors de l’accouchement).

 

 

Une seule question demeure, pensez-vous que ceci soit représentatif du travail effectué par les sages-femmes en général? Je demande parce que je suis sûr que quelques couples qui me lisent pourraient bien être les protagonistes de la vidéo, mais je suis également sûr que beaucoup d’autres pourraient ne pas l’être.

 

Nul besoin de sous-titres, les images parlent d’elles mêmes.

 

Bon visionnage !

Stage Paramana Doula

 

Ce week-end j’ai assisté à un stage « Paramana Doula » avec Michel Odent, obstétricien et chercheur, et Liliana Lammers, Doula. Ce stage a lieu plusieurs fois dans l’année en France et aussi au Belgique, Angleterre (et j’imagine que dans beaucoup d’autres pays) depuis environ 20 ans.

Avec le Dr Michel Odent

 

Le but du stage c’est de donner aux participants une introduction au métier de Doula et une connaissance plus approfondie de la grossesse et de l’accouchement depuis une optique plus physiologique, en expliquant bien pourquoi la façon de naître actuelle (surtout en milieu hospitalier) provoque des conséquences chez le nouveau né/sa mère/leur entourage qui s’étalent tout au long de leurs vies et aussi pour les générations futures.

 

Le stage est ouvert à tous et toutes, mais l’audience est plutôt centrée sur la communauté de Doulas, qui veulent se tenir au courant de tout ce qui se passe dans leur métier (dernières recherches, etc), et autres professionnels de la périnatalité comme les sages-femmes, obstétriciens, médecins, infirmières, etc.

 

Selfie Frédéric et moi avec nos badges

Le nom « Paramana Doula » (merci à Frédéric qui a posé la question qu’on avait tous en tête) vient du grec parce qu’en fait le mot « Doula » est le mot grec pour « esclave » donc en Grèce il est bizarre d’appeler ces accompagnantes perinatales des « Doulas ». Ils ont ainsi choisi le mot « paramana » qui veut dire « avec la femme» et est beaucoup mieux perçu.

 

Comme Michel et Liliana habitent en Angleterre, et que la communauté grecque en Angleterre est nombreuse, ils ont décidé d’appeler ce stage « Paramana Doula ». Chez nous en France le mot Doula est dans le dictionnaire et ça veut dire : « femme qui accompagne une femme enceinte pendant sa grossesse et après son accouchement » (Hachette, 2011). Donc ça va, chez nous pas de connotation esclave sauf si vous avez des grecs dans votre entourage.

 

Pendant les pauses on a eu l’occasion de socialiser un peu parmi les environ 50 participants de ce stage et on se demandait les uns aux autres « en tant que quoi vous participez de ce stage ? », afin de trouver le métier de la personne. Quand on m’a posé la question 2-3 fois j’ai toujours répondu « en tant que papa et futur papa » (ma femme est enceinte de 3 mois en ce moment), en fait ce stage devrait profiter à tous les futurs parents mais aussi à tous les mammifères humains, je crois, il y a tellement à apprendre pour soi et pour la vie dans ce que Michel et Liliana transmettent !

 

Il faut bien comprendre qu’on arrive aux limites du modèle de domination de la nature par l’homme et que seule une prise de conscience collective pourra nous aider. Il est temps de devenir bilingue entre notre langage intuitif et le langage scientifique afin de donner du poids à notre action et ce, que l’on soit du milieu médical ou pas. Notre si gros cerveau qui est notre caractéristique principale doit être mis à contribution pour trouver les moyens de protéger les mères, les bébés et à travers eux toutes les générations futures. C’est l’évolution qui est en jeu.

Avec nos certificats

 

Pour participer à un stage « Paramana Doula » cliquez sur ce lien.

 

Le site de recherche du Dr Michel Odent : Primal Health Research

 

 

Oh oh oh bonnes fêtes de fin d’année de la part des papallaitants!

 

Ce week-end c’est Noël. Le bébé ne sait pas ce qui se passe, il constate seulement qu’il y a beaucoup de monde à la maison (où il est dans une autre maison), tout le monde s’approche de lui, lui parle, le caresse, l’embrasse.

 

 

Dans ces moments il a encore plus besoin de se sentir en sécurité dans les bras de maman et d’avoir le sein disponible comme toujours. Mais voilà, il y a la grand-mère, la tante et la fiancée du frère qui n’ont jamais vu quelqu’un allaiter puis il y a les jeunes cousins ados qui n’ont vu de seins que dans des revues cochonnes. C’est bien dommage tout ça mais le bébé, lui, n’y est pour rien et il a besoin de manger et boire!

 

 

Solution 1: Faire faire un ringsling festif du même tissu que sa tenue comme cela bébé aussi est élégant même en pyjama et il est tranquille dans les bras de maman, il peut téter quand il veut et ça évite que là grand-mère, la tante ou la fiancée du frère veuillent le porter.

 

ringsling-sur-le-tapis-rouge

 

Solution 2: Papa porte le bébé entre les tétées. En général ça fonctionne parce qu’un papa qui porte son bébé « ooooh c’est adorable!« . Le ringsling ou le foulard n’ont pas besoin d’être festifs dans ce cas là … 🙂

 

capture-decran-2016-12-23-a-10-00-20
Photo : enfantillage.ca

 

 

 

Si vous avez d’autres solutions, n’hésitez pas à les partager en commentaire!

 

 

Et souvenez vous qu’à deux c’est plus facile de protéger son bébé et son allaitement!

 

 

 

De joyeuses fêtes de la part des papallaitants! (cliquez ici pour notre super pub de Noël!)

 

 

 

Papallaitant-tement,

 

 

 

Ben, Christophe (Tof), Frédéric, Greg et Pascal

 

 

 

Compte-rendu : Un grand pas pour l’évolution, le lien maternel

 

Réalisation : Takumi Sato-Kazuki Ueda et Yoshio Yuki

Une Coproduction : Nhk – France Télévisions – Curiosity Stream avec la participation de SVT

Crédit photos : NHK

 

Science grand format : un grand pas pour l’évolution, le lien maternel (lien YouTube)

 

Un génial documentaire nous montre à travers les recherches les plus récentes la façon dont le liquide appelé aujourd’hui lait maternel est finalement le résultat d’une série d’événements évolutifs complètement inattendus. En effet, cela fait remonter le principe d’allaitement que nous croyions exclusivement mammifère aux dinosaures…

 

capture-decran-2016-12-04-a-12-02-37

 

Ca ne remet pas en cause la définition de mammifère bien entendu mais cela ouvre un horizon sur la raison d’être du lait maternel qui est celle protectrice de la progéniture et par extension l’apparition de ce que l’on appelle aujourd’hui l’attachement mère/enfant.

Il y a près de 300 millions d’années les dinosaures et leurs ancêtres pondaient des œufs. Mais il a été découvert que la femelle produisait un liquide qui suintait de ses pores pour recouvrir l’œuf et le protéger des bactéries.

Puis par la suite il est expliqué que les bébés venaient lécher ce liquide qui suintait du ventre de leur mère et ce, toujours pour cette fonction protectrice, ce liquide faisant office de vaccin. On ne parle pas de sein ou autre car à l’époque l’émission de ce liquide ne se fait pas de façon localisée. C’est à travers les changements génétiques que le gène de ce liquide primitif s’est transformé en alpha-lactalbumine, le composant principal du lait maternel. Et ce alors que les animaux pondent encore des œufs.

placentaCes « accidents » évolutifs ne s’arrêtent pas au lait maternel, ils sont aussi à la base de l’apparition du placenta. Soit les deux caractéristiques premières du mammifère. De nos jours, il a été constaté que le développement du placenta était lié à un gène appelé PEG10, or il se trouve qu’à l’époque des dinosaures, ce gène n’existait pas.

Jusqu’au jour où l’apparition d’un rétrovirus dont l’ADN est très proche du PEG10 est apparu et a commencé à décimer certaines espèces. Un phénomène que l’on croyait jusque là impossible est survenu, le rétrovirus est venu altérér l’ADN des cellules reproductrices et donc modifia l’ADN même de l’animal et des générations futures. C’est ainsi que sur le bord de l’extinction le placenta est apparu.

A des phases différentes, de l’histoire et de la procréation, ces évolutions avaient pour but de protéger les progénitures, soit des attaques de l’organisme de la femelle qui voulait rejeter le bébé lors de la gestation, soit après la naissance des bactéries du monde extérieur. C’est le fait de porter sont bébé in utero qui a sans doute sauvé nombre de progénitures qui auraient sinon été dévorées en tant qu’œuf car leur mère n’aurait pas pu fuir avec eux face à un prédateur. C’est ensuite le fait d’allaiter leur bébé qui a renforcé le système immunitaire des jeunes bébés afin qu’ils survivent.suramaya-tomando-tete

En bref, ces deux évolutions exceptionnelles montrent l’importance de protéger nos petits. Une fois que la nature a fait son travail (placenta, lait maternel) il faut que nous parents continuions un petit peu par nos propres moyens jusqu’à ce qu’ils volent de leurs propres ailes.

Plus d’infos sur le site de France 5 en cliquant ici.

 

Je vous recommend vivement de regarder cette vidéo en compagnie de vos enfants : dinosaures et allaitement maternel, de quoi plaire à toute la famille!

 

Vous aurez peut être comme résultat un enfant qui utilise des termes scientifiques pour demander à tétér!

 

 

Audio en espagnol parce que mon fils est bilingue 🙂

Traduction :

Garçon : ce lolo a du retrovirus, cet autre a de l’alpha-lactalbumine.

Mère  : et tu préfères lequel?

Garçon : (montre avec son doigt le premier sein)

Mère : Celui avec le rétrovirus?!  Euh… Bon appétit!

Réunion de soutien à l’allaitement… Pour les pères

 

 

A : Quoi?! Mais pourquoi donc une réunion de soutien à l’allaitement pour vous? Mais si vous n’allaitez pas!!

B : Ben, parce que nous aussi avons besoin de soutien.
A : Du soutien de quel type?

B : Information, soutien moral, soutien pratique.

A : C’est à dire?

B : Information : on veut comprendre comment ça se passe, qu’est-ce qu’on peut faire pour être utiles, etc.

A : Ok

B : Soutien moral : on a des peurs et des doutes, on nous fait croire que sans le biberon en main on ne pourra pas tisser de liens avec nos petits et ça nous fait peur.

A : C’est vrai?

B : Absolument! Les mamans ont parfois peur de ne pas être à la hauteur, et le bébé est sorti de leur corps, imaginez comment nous nous sentons nous!! Soutien pratique : il y a des choses qu’on peut faire nous aussi pour aider, par exemple préparer une collation pour maman pendant qu’elle allaite (elle a besoin de calories!), emmener à boire, préparer le bain pendant que le petit prend sa tétée, etc. C’est évident mais quand c’est la première fois on ne sait vraiment rien du tout. On n’a jamais joué à la poupée comme vous!

A : (rigole) Génial donc! Et comment ça se passe?

B : On se rencontre sur Skype une fois tous les 3 mois, nouveaux papas, papas plus expérimentés, on se présente, on raconte nos vécus, les uns les autres donnent leur avis, leurs idées, on s’entraide, on se marre…

A : Ah mais c’est comme une réunion de soutien pour les mamans!

B : C’est ça. C’est comme une réunion de soutien pour les mamans…. Mais pour les papas 😀

 

Prochaine (et dernière de l’année)  réunion de soutien à l’allaitement pour les papas :

10 décembre, 17-19h. Inscriptions : info@papallaitants.fr ou par MP sur la fan page.

 

xmas-meeting-papa-10th

 

 

Les hommes aussi peuvent porter

 

Pourquoi porter son enfant? Parce qu’un bébé a besoin de contact, si possible tout le temps, tout simplement.

 

Il vient de sortir de sa vie in utero, où il était enveloppé et bercé 24/24, il écoutait les battements du coeur de maman, sa voix, il était toujours à la temperature idéale, il n’avait jamais faim…

 

Arriver à la vie hors de l’utero n’est pas facile pour lui, et l’avoir sur soi, comme démontré par observation des societés tribales qui portent leurs enfants en permanence, est la façon de le rassurer, de le stimuler, et surtout de pouvoir « lire » ses signes d’éveil et lui proposer le sein quand il a envie. D’ailleurs, c’est beaucoup plus pratique d’allaiter un enfant dans un porte-bébé qu’assise sur le canapé dans le sens où il ne faut pas arrêter de faire ce qu’on faisait (la cuisine, le ménage, etc) pour « s’asseoir l’allaiter ». Et pour l’enfant c’est génial de se déplacer dans la maison à l’hauteur des adultes, regarder tout ce qui se passe, accompagner maman (ou papa) partout, les enfants portés pleurent beaucoup moins, la « recherche scientifique » l’a prouvé avec des études.

 

Puis pour nous les papas, c’est rassurant de voir qu’on peut aussi apaiser et consoler son enfant (même si on n’a pas de seins!), et si l’accouchement s’est mal passé et maman a besoin de repos et d’être allongé, après la tétée papa peut porter bébé, se balader avec lui en peau à peau, ainsi maman peut se reposer et papa peut avoir un beau moment avec son petit.

 

Bébé préfère toujours être dans les bras d’un être humain. Que ce soit les bras (préférés) de maman, ou ceux de papa (qu’il connait aussi grâce à sa voix), ou même mamie ou papie, bébé prefere toujours être dans les bras d’un être humain et non dans un transat avec des lumières/sons/peluches/mickey/minnie/winnie l’ourson.

 

Donc voilà, si vous êtes un homme et votre compagne attend un enfant, c’est le moment de faire un petit atelier de portage pour découvrir quel moyen vous convient le mieux (l’écharpe? le ringsling? le pre-formé?) en essayant différents porte-bébés, différentes positions (sur le dos, sur la poitrine, ventral, sur les hanches, etc).

 

Nous avons à présent 5 papallaitants moniteurs certifiés de portage et la liste s’élargira je n’en ai pas le moindre doute.

 

Je vous les présente brièvement, une jolie photo accompagne leurs coordonnées. N’hésitez pas à les contacter par email/téléphone pour avoir plus de renseignements, voir leurs disponibilités, etc.

 

A

 

Anthony COEPLETanthony_1

E-mail : anthony.coeplet@gmail.com

Portable : 06 22 50 51 16

Page Facebook : porterriendebarbant

Zones géographiques : 54

 

C

 

Christophe DOUSSEAUX

tof
E-mail : tof.douss@nordnet.fr
Portable : 06.18.89.90.09
Zones géographiques : Alentours des Deux-Sèvres (79)

 

G

 

Guillaume GUERIDguillaume

E-mail : guillaume@psetua-formations.fr

Portable : 06 12 71 02 95

Facebook : porter en toute simplicité

Site web : porterentoutesimplicite.fr

Zones géographiques : partout en France

 

Jyoan

Yoan JACQUEMIN

E-mail : jacquemin.yoan@gmail.com

Portable : 07 70 56 12 82

Zone géographique : Seine et Marne

 

M

 

Mickael VAIDIEmickael_3

E-mail : mickael.vaidie@sfr.fr

Portable : 06 16 22 48 06

Site web : maternage-boutique.fr

Zone géographique : La Sarthe (72)

 

R

 

Ronan MARTINronan

E-mail : ronan@kangooroule.fr

Facebook : Kangooroule

Site web : http://www.kangooroule.fr

Zone géographique : Charente Maritime (17)

 

 

 

  • L’initiative « Papallaitants » est une marque enregistrée à l’INPI en juin 2016. Papallaitants ne se porte pas responsable pour le contenu des ateliers de portage avec les papas membres du groupe. 

 

 

Les mères ont-elles vraiment le choix d’allaiter? Par Dr Jack Newman

Dr Jack Newman, fondateur du Centre International de l’Allaitement au Canada, auteur de plusieurs ouvrages sur l’allaitement.
Dr Jack Newman, fondateur du Centre International de l’Allaitement au Canada, auteur de plusieurs ouvrages sur l’allaitement.

 

Septembre 2016

Lien à l’article original : Do Mothers Really Have the Choice to Breastfeed?

Chaque mère a le droit de faire un choix informé de donner le biberon à son enfant. Alors pourquoi, lorsqu’une mère décide de faire le choix informé d’allaiter son bébé n’a t’elle pas le même droit ? Forcément, dis je en plaisantant ? Les mères peuvent allaiter si elles le veulent qui peut les en empêcher ? Dans les faits, souvent, il semble que les mères n’ont pas le droit d’allaiter et sont poussées/forcées par les professionnels de santé, les juges ou encore la protection de l’enfance à donner le biberon. Il y a des mères qui souhaitent allaiter et qui font confiance au système de santé pour les aider à y arriver alors qu’en fait, elles sont souvent abandonnées avec un sentiment de culpabilité de ne pas avoir allaité, pensant qu’elles ont échoué ou qu’elles n’ont pas pu allaiter pour des raisons médicales. Un grand nombre de cas où le bébé se retrouve au lait artificiel (LA) alors que la mère avait le désir d’allaiter sont inutiles et pas conseillés médicalement. La peur d’une mère de voir son bébé affamé ou risquant des problèmes de santé est une des tactiques utilisées pour que les mères acceptent de nourrir leur bébé au LA et ébranler leur volonté d’allaiter.

Si le moindre problème surgit en lien avec l’allaitement, la première réplique qu’une mère entendra des médecins est « donnez lui du LA » ou tout bonnement « arrêtez l’allaitement ». Et des mères sont souvent forcées, le plus souvent pour des cas de prise de poids lente, sous la menace des services de protection de l’enfance (services sociaux) de leur retirer la garde de leur enfant si ils ne suivent pas les « ordres du médecin ». Fort de notre expérience auprès de milliers de mères qui sont venues dans notre clinique de l’allaitement au cours de ses 32 années, je peux affirmer que dans une grande majorité de ces cas avec un peu d’aide de bonne qualité, la mère pourrait continuer à allaiter exclusivement. Malheureusement, seule une petite minorité des mères obtiennent l’aide dont elles ont besoin. Parfois, la solution est simple, pas compliquée du tout. D’autres fois, ce n’est pas facile mais on peut y arriver. Cependant, la plupart du temps, les mères sont abandonnées avec ce sentiment de frustration et dévastées car elle désiraient allaiter. Puis par manque d’aide compétente ou suite à des conseils médicaux incorrects elles en viennent à percevoir l’allaitement comme quelque chose de « peu fiable », « douloureux » et « potentiellement dangereux » et cerise sur le gâteau considère son importance comme « exagérée ». Lorsqu’on empêche les femmes d’allaiter alors qu’elles le désirent elles deviennent en colère et traumatisées, incapables de voir ou de vivre la joie de l’allaitement. Elles ont recourt à toutes sortes de mécanismes de survie qui ressurgissent lorsque le sujet de l’alimentation du nourrisson est abordé.
Suivent quelques exemples qui montrent de quelles manières on empêche les mères d’allaiter. Ce sont des exemples qui mettent en lumière le fait que le LA est considéré comme le mode d’alimentation normal pour le bébé alors que l’allaitement est quant à lui perçu comme superflu, sympa mais pas nécessaire.

 

Breastfeeding is not just about breast milk, it is a relationship.

 

1. Les prématurés

Il est presque dit de façon universelle aux mères de bébés prématurés (du moins en Amérique du Nord) qu’elles ne peuvent pas mettre le bébé au sein avant ses 34 semaines de gestation (soit toujours prématuré de 6 semaines). Cela discrédite l’allaitement car les docteurs et les infirmières insistent sur le fait que « les bébés doivent apprendre le biberon avant qu’il puisse téter. » Vraiment ? D’où vient cette idée ? D’aucune étude scientifique en tous cas. Mais nous savons suite a des études menées en Scandinavie que les prématurés vont souvent saisir le sein à 28 semaines et parfois même plus tôt. Pas tous certes. Mais certains. Et il n’est pas rare que des bébés prématurés puissent être allaites exclusivement et complètement (au sein) des 32 à 33 semaines de gestation. C’est encore 1-2 semaines plus tôt que le moment où l’on autorise simplement les bébés à essayer de téter en Amérique du Nord. (Il est nécessaire de préciser « au sein » par ce que beaucoup de sociétés occidentales croient que donner du lait maternel (LM) en biberon c’est ça allaiter –et non, ce n’est pas du tout pareil.)
Allaiter ce n’est pas juste donner du LM, C’est une relation avant tout. Une façon d’aider les mères à allaiter c’est d’utiliser le Dispositif d’Aide à la Lactation (DAL) au sein.

 

2. Les compléments

 

On dit aux mères de bébés allaites qu’elles doivent compléter avec le biberon car l’allaitement est plus fatigant que le biberon (on dit cela d’ailleurs pour les bébés de tous âges.) C’est une ânerie absolue de dire cela et c’est cependant une croyance largement répandue car la plupart des professionnels de santé n’apprennent presque rien sur l’allaitement lors de leur cursus et rien après. Les bébés réagissent en fonction du flux de lait et si le flux est lent alors il aura tendance à s’endormir au sein, tout particulièrement lors des premières semaines de vie. Et cela arrive tout simplement parce que l’on apprend pas aux mères les bases de l’allaitement, (cela comprend les méthodes pour que le bébé prenne correctement le sein, et pour savoir que le bébé obtient bien du lait au sein). Regardez cette vidéo montrant un bébé prématuré qui réagit au flux de lait venant du sein. Cela vaut la peine de lire le texte qui accompagne la vidéo.  Par ailleurs, les bébés prématurés souffrent de la comparaison avec le flux qu’il obtenait du biberon et dans le même temps les mères voient leur production de lait décroître car elles tiraient leur lait au lieu d’être en peau à peau avec leurs bébés et leur donner le sein.

3. Fortifiant
Il est conseillé aux mères de bébés prématurés de « renforcer » leur lait avec des fortifiants à base de lait de vache. Il est sans doute vrai que les plus petits des bébés prématurés puissent avoir besoin de fortifiant (mais ces fortifiants peuvent être obtenus à base de LM, et le besoin réel même pour les plus petits d’entre eux commence à être remis en question). Mais alors qu’en est-il pour un bébé de 33 semaines de gestation ? Avec de l’aide de bonne qualité, la plupart de ces bébés de 33 semaines ou même plus petits n’ont pas besoin de fortifiants. Ils ont besoin de téter. Même à 31 semaines ils n’ont pas nécessairement/systématiquement besoin de lait maternel renforcé/fortifié. Mais voilà, avec une régularité diabolique, le biberon est introduit et l’allaitement est discrédité.

4. Hypoglycémie

Lorsque leurs bébés sont nés avec un risque d’hypoglycémie les mères sont souvent forcées à donner ou du moins à autoriser que l’on donne du lait artificiel à leurs bébés (dans un biberon bien entendu). Et pourtant l’on sait que le LM et tout particulièrement le premier lait appelé colostrum est bien meilleur que le LA pour prévenir et traiter l’hypoglycémie du bébé. Le plus souvent, si la mère est aidée correctement, le bébé est protégé via l’allaitement (au sein, car le peau à peau aide aussi à prévenir l’hypoglycémie).

5. Jaunisse

Lorsque son bébé a la jaunisse dans les premiers jours, la mère est souvent obligée de donner des compléments de LA à son bébé, voire à le sevrer car le professionnel de santé qui « l’aide » pense que la jaunisse est causée par l’allaitement. C’est faux. Ce qui engendre des niveaux trop élevés de bilirubine dans la majorité des cas est au contraire l’insuffisance de lait maternel reçu par le bébé. Dans ces cas là, la solution n’est pas le LA mais bien d’aider la mère à mieux allaiter et à avoir plus de LM pour son bébé. Dans les premiers jours il peut être très simple de rendre un allaitement inadéquat plus efficace et surtout c’est le bon moment pour prévenir les problèmes en amont. Malheureusement, trop de mères et de bébés n’obtiennent pas cette aide. Et le pire dans tout cela c’est que le fait que la jaunisse disparaisse rapidement après quelques jours de prise de LA prouve au professionnel de santé qu’il avait raison, que le LM provoquait la jaunisse, alors qu’en fait, la jaunisse disparaît uniquement parce que le bébé prend plus de lait.
Est ce que la guérison aurait pu être obtenue en aidant la mère à allaiter plus efficacement ? Oui, mais cela n’arrive que rarement qu’une mère obtienne cette aide. Et le traitement par défaut n’est autre que le biberon de LA.

6. Fente palatine

On dit aux mères dont les bébés ont une fente palatine qu’elles ne peuvent pas allaiter et qu’elles ne devraient même pas perdre leur temps à essayer. Même si dans de nombreux cas le bébé ne peut pas prendre le sein, certains le peuvent. Une seule chose est sûre, si l’on n’essaie pas, alors il est certain que l’allaitement ne fonctionnera pas.

7. Perte de poids

On dit aux mères que si leur bébé perd plus de 10% de son poids de naissance il faut lui donner un biberon de LA. Mais ce critère de 10% n’a aucune base scientifique par contre il est le prétexte pour que de nombreux bébés reçoivent inutilement des compléments de LA et bien trop souvent finissent par être exclusivement nourris au biberon. Et encore une fois, une mère et son bébé qui reçoivent une aide de qualité peuvent changer cette situation radicalement pour le meilleur. Les gens prétendent parfois que de nourrir le bébé (au LA) ou l’allaiter sont des options exclusives. Le but de toute aide fournie à la mère ne devrait pas être de nourrir son bébé en améliorant le processus d’allaitement/lactation ? Par ailleurs, les professionnels de santé devraient commencer à se préoccuper des effets à long terme de leurs interventions et ne pas uniquement prendre la première solution clef en main que le LA offre, en apparence.

8. Réduction mammaire

On dit aux mères qui ont subi une réduction mammaire qu’elles ne pourront pas allaiter. Il est possible que la plupart ne pourront pas allaiter exclusivement, mais elles peuvent quand même allaiter en complémentant avec du LM donné ou du LA. Et quelque soit l’option, le bébé peut être au sein, sans biberon, les compléments lui étant donnés à l’aide d’un DAL.
Il est important que même les compléments soient donnés au sein, car au delà du fait que bébé obtienne plus de lait, l’allaitement est bien que juste du LM. C’est une relation proximale, intime entre deux êtres qui habituellement s’aiment énormément. La valeur de cette relation ne peut être mesurée proportionnellement à la quantité de LM que la mère peut produire et il est crucial que les gens se mettent à voir l’allaitement sous ces différents aspects.

9. Prise de médicaments

On dit bien trop souvent aux mères qu’elles doivent interrompre l’allaitement en cas de prise de médicament. Cela n’est pas nécessaire sauf dans le cas de certains médicaments très peu utilisés, et qui pour la plupart peuvent être remplacés par d’autres tout aussi efficaces. La grande majorité des médicaments ne passent pas dans le LM dans des quantités qui soient nocives pour le bébé, les doses étant infinitésimales. Il y a même des médicaments qui ne passent pas du tout dans le LM et pourtant les mères les prenant reçoivent des information erronées qui disent que si elles continuent d’allaiter durant le traitement elles vont faire du mal à leurs bébés. Quoi qu’il en soit, la vraie question est la suivante : Qu’est ce qui est plus sûr pour le bébé, être allaité avec des quantités minimes de médicament dans le LM (et les quantités sont presque toujours minimales) ou être nourri au LA ? Etant donné les risques de ne pas allaiter, dans une écrasante majorité des cas, l’allaitement est plus sûr.

 

10. Garde des enfants

Les juges en charge des cas de garde et de visite, ne prennent pas en compte les besoins du bébé allaité. Le père et la mère pourraient être satisfaits en terme de temps passé avec le bébé si le juge se rendait compte que les bébés allaités sont différents de ceux nourris au biberon. Et les bambins allaités sont encore plus différents. Qu’on le veuille ou non, le bébé ou le bambin allaité tire leur sécurité du sein. Comme exposé précédemment, l’allaitement n’est pas juste une affaire de nutrition, voilà bien une notion qui échappe à tant de personnes, y compris les juges.

11. Service de protection de l’enfance

Dans bien des domaines les services de protection de l’enfance représentent un énorme problème. Au lieu d’aider les mères à poursuivre leur allaitement, celles ci sont couramment confrontées à des remarques du type « Arrêtez d’allaiter, donner lui du LA, ou nous allons vous retirer votre enfant. »

 

Ces 11 problèmes ne sont qu’un échantillon sur les dizaines de situations où l’on dit inutilement aux mères d’arrêter d’allaiter, où elles doivent interrompre l’allaitement ou autres… La plupart du temps , les problèmes auraient pu être évités en amont ou du moins traités sans avoir recours au LA ni en arrêtant d’allaiter. Mais la plupart du temps, les mères n’obtiennent pas l’aide dont elles ont besoin.
Je ne dis pas que l’allaitement fonctionne à chaque fois, même avec la meilleure aide, mais de nombreuses mamans et de nombreux bébés pourraient aller beaucoup mieux.
Si j’avais dû passer en revue toutes les situations dont j’entends parler au quotidien, des situations où les mères n’ont pas le droit d’allaiter même si elles ont pris la décision informée de le faire, je pourrais écrire un texte encore plus long que Guerre et Paix. Et même si je voulais rentrer dans plus de détails sur les 11 problèmes exposés ici, il me faudrait écrire un livre entier.

 

« Dr Jack Newman’s Guide to Breastfeeding » (Le guide de l’allaitement du Dr Jack Newman) traite des points ci-dessus de façon plus détaillée. Il y a notamment des chapitres sur les raisons pour lesquelles l’allaitement est important, la jaunisse, l’hypoglycémie, les bébés prématurés, traiter les problèmes d’allaitement et comment trouver l’aide dont une mère a besoin pour allaiter. Ce guide fourni des solutions pratiques aux questions que se posent les mères allaitantes, y compris de nombreuses photos. De nombreuses vidéos très utiles pour les mères et les professionnels de santé, avec des explications en 22 langues différentes sont également disponibles sur le site International Breastfeeding Center.